1 – Des âmes qui jasent

2 – Entre nous

3 – Pulses interlude

4 – Petite personne

5 – La tempête

6 – Le vieux train

7 – La peau de toi

8 – Le géant qui dort

9 – Mes pages blanches

10 – Gros poisson interlude

11 – Touladi

12 – Sans savoir l’heure

01 – Des âmes qui jasent

 

Un oeil me suit

En d’dans quelqu’un le sent

J’suis pas tout seul qui l’pense

 

Le ch’min nous dit :

« Vas-y, on tombe dedans »

On est une évidence

 

Un fil rejoint la fin au point de départ

On est du temps qui passe

On craint la fin du monde qui nous dépasse

On est des âmes qui jasent

 

Un animal m’explique nos différences

On est des fous qui pensent

Des pauvres fous qui pensent

 

 

02 – Entre nous

 

Elle a des yeux qui me touchent

Et moi j’en veux bien

Mais elle fait sortir de sa bouche

Des mots qui pour moi ne disent plus rien, rien…

 

T’souviens-tu de quand on était simplement bien ?

Mais le temps a coulé entre nos mains…

 

Entre nous

Est-ce qu’on est rendu qu’on s’en fout ?

Est-ce qu’on peut redevenir fous ?

 

S’éloigner de notre chemin ne mène à rien, rien…

Et si on cherche, trouver le temps pour se plaire, oh ce s’rait bien

Entre nous

Est-ce qu’on est rendu qu’on s’en fout ?

Est ce qu’on peut redevenir fous ?

 

Je vois l’amour dans tes yeux

J’ai vu, tu vois, est-ce qu’on s’aime ?

Et moi, je t’aime…

 

 

03 – Pulses interlude

 

 

04 – Petite personne

 

Je colle ma tête sur ta maison que j’aime

T’es ma Petite personne qui dort encore

Je pose mes mains sur ta maison que j’aime

T’es ma Petite personne qui dort encore

 

Tu dois ressembler à ta maison que j’aime

T’es sa Petite personne qui dort encore

Tu pousses sur les murs de ta maison qui t’aime

T’es sa Petite personne qui dort encore

 

T’es sa Petite personne…

 

 

05 – La tempête

 

Personne veut qu’on s’chicanne

Mais y’a quelque chose qui gronde

À chaque fois c’est la dernière

Maudite tempête qui fait honte

 

Là, y vente et y pleut

Y’a de l’électricité entr’ nous deux

Là, tu t’emballes

Calme-toi donc, parce qu’on s’fait mal…

Après la pluie, le beau temps…

 

Personne veut qu’on s’chicanne

Mais y’a quelqu’ chose qui gronde

À chaque fois c’est la dernière

Maudite tempête qui fait honte

 

Là, y vente pis y pleut

Y’a de l’électricité entr’ nous deux

Là, tu t’emballes

Calme-toi donc, parce qu’on s’fait mal

 

T’es dans « ma », j’suis dans « ta »

T’es dans les nuages, j’suis dans terre

Et nos charges font du tonnerre

Le courant passe, mais pas d’la bonne manière

 

Personne veut qu’on s’chicanne

Personne veut qu’on s’chicanne

Après la pluie, le beau temps

OK ?

 

« Pis ton collier… »

 

 

06 – Le vieux train

 

Le train s’arrête ici

Y’est donc tanné de faire son bruit

Son cri a retenti

Partout où y’est passé

Y’a personne qui l’a pas compris

 

Y f’ra bientôt pus d’bruit

Y’est pas mal fatigué

D’avoir tant voyagé

Pour lui c’était pas travailler

 

J’espère qu’au moins au bout du ch’min

Y’a une place pour les bons vieux chiens

Qu’on n’a pas tout’ fait’ ça pour rien

 

Tu r’gardras ben, quand y r’passe par ici

Y’a tout’ les noms des places qu’y a vues tatoués sur lui

Son cri y’a ben viellit

Y’est tout rouillé, pis son grand corps le fuit…

 

Y f’ra bientôt pus d’bruit

Y’est pas mal fatigué

D’avoir tant voyagé

Pour lui c’était pas travailler

 

J’espère qu’au moins au bout du ch’min

Y’a une place pour les bons vieux chiens

Qu’on n’a pas tout’ fait’ ça pour rien

 

Mon frère, on est bien fatigués d’avoir tant voyagé

Pour nous c’était pas travailler

J’espère qu’au moins au bout du ch’min

Y’a une place pour les vieux chiens

Qu’on n’a pas tout’ fait’ ça pour rien

 

 

07 – La peau de toi

 

Y’a rien de parfait sur la peau de toi

Marquée de chaque trait

Son image parle

Où la nature dans ses défauts me plaît

Y’a quelque chose de trouble

Dans son visage calme

 

Tourner cent fois,

J’ai tissé mes rêves sur toi

Pousser en à l’endroit

J’ai déposé mes rêves sur toi

 

Calme quand mon fond

Quand la surface s’arme

Quand le portrait paysage-femme

Où la nature (et ses défauts) me plaît

 

Quand ton visage calme…

 

 

08 – Le géant qui dort

 

Tu veux toujours être plus fort que le géant qui dort

Souvent parce que t’as peur, comme le chien qui mord

Y t’fras jamais mal au coeur

T’fras jamais mal au corps

Tu t’fras pas conter d’histoires

Si t’as pas peur dans l’noir…

T’as-tu peur du noir ?

 

Peur d’avoir peur

Peur d’avoir peur de toi

J’suis mort de peur de même

Cauchemars de même

Tu m’as joué au coeur

 

Te sens-tu encore plus fort que le géant qui dort ?

Où c’est tu parce que t’as peur comme le chien qui mord

Là tu restes là face au mur

Tu l’vois pas dans l’miroir

Mal caché dans les tiroirs

T’as ben voulu m’faire croire

On dira c’qu’on voudra

 

J’ai peur d’avoir peur

Peur d’avoir peur de toi

Chu mort de peur de même

Cauchemar de même

Tu m’as joué au cœur

 

 

09 – Mes pages blanches

 

Dans mon rêve t’étais riche

Tes années passent dans mes pages blanches

Ç’avait tellement l’air vrai

Tes années passent dans mes pages blanches

 

Tu pleurais, t’étais triste

Une grosse tache d’encre sur mes pages blanches

Y’a rien qu’on regrettait…

 

J’me d’mande qu’est-ce t’es devenue

J’me d’mande qui t’es devenue

J’me d’mande où t’es rendue

 

J’imagine que ça va

Tes années passent dans mes pages blanches

J’dis ça mais j’le pense pas

Ton dessin sombre sur ma page blanche

 

Le temps nous veut pu

J’espère que t’en veux pas

J’espère tu m’en veux pas

J’ai presque peur qu’on s’recroise

 

J’me d’mande qu’est-ce t’es devenue

J’me d’mande qui t’es devenue

J’me d’mande où t’es rendue

 

 

10 – Gros poisson interlude

 

 

11 – Touladi

 

Tu t’es endormie trop tard

Tu dors, réveille-toi

Viens voir dehors…

 

Tu rêvais à un gros poisson…

Le corps dans un état profond…

 

Tu t’es endormie trop tard

Réveille-toi

Viens voir dehors…

 

Tu rêvais à un gros poisson…

Le corps dans un état profond…

 

Là, tu t’es rendormie encore

Réveille-toi

Viens voir dehors…

 

Tu rêvais à un gros poisson…

Le corps dans un état profond…

 

Tu rêvais à un gros poisson…

Le corps dans un état profond…

Pêché dans la mauvaise saison

Y’a un beau soleil dehors

 

On se reverra le printemps venu

La saison va passer

Un m’ment donné…

Dans ta chambre…

 

 

12 – Sans savoir l’heure

 

Sans savoir l’heure, ton soleil qui se couche

Et moi qui le vis contre toi, près de toi

J’ai pris le temps pour rattraper mon cœur

 

Ton histoire, pour m’endormir

Du cheval resté pris, mais qui se débat

Qui n’abandonnait pas

Déposer les couleurs du paysage

Que j’imaginais dans ma tête, avec toi…

 

Qui ne regarde pas ne voit rien… (2 fois)

 

J’ai voulu toucher l’herbe dans le vent

Ressentir les souvenirs pour toi, une dernière fois

J’ai posé en-dessus de toi mon cœur

 

J’ai regardé le soleil qui se lève

Si paisiblement, pour toi, au lieu de toi…

Imaginer que chaque petit ruisseau

Cacherait dans son ventre une bête, avec toi…

 

Qui n’écoute pas n’entend rien… (4 fois)

 

Tes paroles et centaines de rêves

Ont sculpté quelque chose de beau en moi, en moi

Le vieux cheval qui, pourtant si fort

Est venu s’effondrer avec toi, avec toi…